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Agriculture
Le
secteur agricole vénézuelien
subit de grands changements. Le
gouvernement actuel tente dinstaurer
de nouvelles mesures pour le
favoriser.
Un
équilibre existe entre
exploitations végétales et
animales, mais également entre la
production destinée au pays et
celles réservées
exclusivement à l'exportation.
Le maïs représente 12% des
cultures totales, le café 71% et le
riz 4%.
Les rendements concernant le maïs
sont insuffisants, la production
représente 2491 kg de
maïs/habitant alors que la moyenne
mondiale est de 4330 kg/habitant. La
culture du café classe le pays au
8ème rang
de producteur mondial.
Le Vénézuela est le
15ème producteur de bananes, cette
production depuis 1992 tend à
régresser, elle est passé de
1,24 millions de tonnes en 1992 à
0,94 en 1995.
L'exploitation forestière est un
peu négligée, mais elle
occupe quand même 34% de la
superficie.
Les coupes sont très insuffisantes
et représentent seulement
0,11m3/habitant (contre 0,76 m3 en
France).
L'élevage est très important
pour l'économie
vénézuelienne, elle comprend
un cheptel de 15,1 millions de têtes
de bovins en 1994 (14,2 en 1995) soit 90%
de plus que les Français à
population égale.
Le Vénézuela est d'ailleurs
le 18ème producteur mondial.
L'agriculture emploie 11% de la population
active et contribue à 5% du
PNB.
La pêche a représenté
en 1994 des prises de 424 000 tonnes, soit
20kg/habitant contre 14kg pour la
France.
Le solde de la balance agricole
présente un déficit toujours
très important : 0,81 milliards de
dollars en 1994 soit 1,41% du PNB.
Industrie
Les
Mines :
Le
sous-sol du pays est très riche,
avec dimportantes réserves de
pétrole (soit 8 800 millions de
tonnes) concentrées au
Vénézuela.
De plus, c'est également le
neuvième producteur mondial avec
une production de 127,7 millions de tonnes
en 1995.
D'autres réserves sont
situées au Vénézuela,
notamment celle du schiste bitumeux avec
37,7 milliards de tonnes située
dans la région de
l'Orénoque.
L'exploitation minière emploie 7%
de la population active et contribue
à 23% du PNB.
Les
principales productions minières
ont connu une légère
croissance en 1995 comme le charbon avec 4
millions de tonnes en 1993, la bauxite
extraite à Psiguaos avec 5 millions
de tonnes en 1995 et l'or dont le
Vénézuela est le
septième producteur mondial (171
tonnes extraites en 1995).
D'autres
minerais sont également extraits
comme le fer.
Le
Vénézuela est le
quatorzième producteur mondial de
gaz naturel avec 26,3 milliards de m3 en
1995. Comme pour le pétrole, des
réserves mondiales de gaz naturel
sont situées au
Vénézuela.
Lindustrie
:
Le
secteur industriel emploie 22% de la
population active et contribue à 8%
du PNB.
Très
varié, il concerne essentiellement
l'agro-alimentaire qui participe à
hauteur de 21% à la valeur
ajoutée industrielle (VAI), la
chimie avec 13% et la matériel de
transport avec 8% de la VAI.
Actuellement
il est prévu des travaux de
construction de grande ampleur concernant
le barrage de Guri à l'ouest et de
la Vueltosa à l'est.
Au
nord-est du pays, TOTAL associé
à AMOCO ont mis en place des
travaux qui permettront d'extraire
d'importantes quantités d'huile
légère à plus de 5
000 m de profondeur sur la zone de
Jusepin.
Un
autre forage est prévu sur le
même site.
En
janvier 1996, le Congrès
vénézuelien a adopté
un texte de loi autorisant les entreprises
étrangères à explorer
et exploiter de nouveaux sites
pétroliers ce qui était
impossible pendant vingt ans du fait du
monopole quavait
l'état.
Une
fusion des entreprises privées avec
Petroleos (société
vénézuelienne publique,
PDVSA) dans des sociétés
conjointes dont elles devront
détenir au moins 65% des parts
permet quand même à
l'état de garder le contrôle
de ce secteur.
Le
secteur industriel dans le domaine du
textile a augmenté de 25% en 1995
malgré le licenciement ou la
cessation d'activité concernant
certaines des entreprises
vénézueliennes, ceci
à cause de la baisse de production
constatée au mois de
décembre.
Néanmoins,
pour certaines de ces entreprises
l'exportation a été un
palliatif à la chute du
marché intérieur. L'ATV
(Association Textile
Vénézuelienne) a
prévu une diminution des ventes de
50% pour le début de l'année
1996, ceci à cause de la chute du
pouvoir d'achat.
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